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Nice To Hear You 11 – Le bonheur avec Sophie Trem, fondatrice du blog « The Other Art Of Living » et Charlotte Dereux, créatrice de le marque PATiNE

Le bonheur n’est pas qu’une destination

Cette onzième émission est un peu spéciale. C’est la première à être réalisée à quatre mains avec mon amie photographe Lydie derrière l’appareil. Elle est spéciale aussi, car c’est la première fois que je reçois deux invitées qui ne partagent pas le même projet. Sophie et Charlotte sont une grande source d’inspiration au quotidien. L’une par ses mots, l’autre par ses produits. Avec Sophie ça faisait plusieurs mois qu’on échangeait au sujet d’une émission. Quand j’ai aperçu sur Instagram que les deux compères avaient eu un coup de foudre 2.0 l’une pour l’autre, il m’a semblé évident de consacrer un épisode à leur feel good respectif. Plus on est de crazy people, plus on se tape le micro par terre, c’est bien connu. Cette émission est donc un cool mix de rêves, de peurs, d’échecs, de rires, de bio, de bon, à dévorer à toute heure de la journée en cas de petite fringale de bonheur.

Très bonne écoute !

 

 

Le positif, le trognon d’une personnalité 

Charlotte Dereux : Je suis une humaine positive. Très curieuse, la curiosité est mon moteur. Je suis une humaine maman, j’ai deux enfants, femme, j’ai un mari que j’aime, une humaine très entourée. Je suis en voyage, je n’ai pas du tout fini mon chemin, mes découvertes.

Sophie Trem : J’espère être une humaine sympa comme j’aimerais en croiser. Je me dis toujours « si tu te voyais quelque part, est-ce que tu aurais envie d’être pote avec toi même? ». J’essaye toujours de faire de mon mieux.

 

 

Grandir sans vieillir

Sophie Trem : Moi je n’ai jamais grandi. J’ai un peu ce syndrome de l’adolescente, de Peter Pan. Quand j’étais petite, je m’amusais bien. Je trouvais ça vraiment chouette d’être enfant. Je me disais juste qu’être adulte ça allait être le prolongement de ça. Dès qu’il y a avait quelque chose qui me donnait l’impression que ce n’était plus comme quand j’étais enfant, ça m’a fait prendre conscience que je ne devais pas aller dans la bonne direction.

Charlotte Dereux : J’essaye de réfléchir à « quand je serai grande », mais j’ai l’impression de souvent me dire encore « quand je serai grande ». Y’a encore pas longtemps je me suis dit « que je serai chanteuse » (rires). Moi mon rêve un jour c’est de chanter de la country à Nashville, avec un chapeau et des chansons super romantiques. Je me vois toujours comme une future adulte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’y crois donc je suis

Sophie Trem : Quand on dit à quelqu’un qu’il ou elle est positif, positive, c’est une perception des gens. Quelque part, toi, quand tu es comme ça, tu ne fais pas tout pour être positive. Je sais que je suis positive parce que j’ai été éduquée comme ça, c’est ma façon de penser mais ce n’est pas moi qui me suis auto-proclamée «  la femme du positif » (rires). Chez QWant on m’appelait « The Chief Good Mood Officer » parce que l’un de mes

patrons me disait tout le temps que j’étais de bonne humeur. En même temps j’étais obligée, on vivait avec une pression de malade. Start up qui démarre from scratch avec des paliers très précis niveau french tech, levée de fonds, voyage, trafic. J’étais entourée de beaucoup de mecs qui avaient envie d’y arriver. C’est quand même plus facile de réussir quand l’atmosphère est chouette. J’étais un peu le côté « entertainment » de l’histoire.

 

Charlotte Dereux : J’ai retrouvé des cahiers dans lesquels j’écrivais « Comprendre comment a fait Isabel Marrant », « Comment Vanessa Bruno a eu l’idée de ses sacs paillettes ? ». Quand un sujet m’intéresse, je suis à fond. J’ai toujours adoré la mode. J’ai essayé plusieurs fois de faire des collections. À chaque congé maternité j’allais un peu plus loin, je dessinais, j’allais chercher une styliste, je faisais le modélisme, j’allais dans les salons. Et puis je m’arrêtais, il y avait quelque chose qui me retenait. Comme Sophie, j’étais en start up chez Sarenza avec une énorme pression. La boîte est passée de 20 personnes à 400 personnes en l’espace de 10 ans. On est des filles donc j’avais aussi ce petit syndrome d’imposture. Ce n’était pas tout à fait moi parce que j’avais mon rêve de faire ma marque à moi, ce n’était pas mon style, ça reste un hyper magasin de la chaussure. Avec la symbolique des 10 ans, plus Nicolas qui m’a dit que le jour où je partais il me suivrait dans cette aventure. Si on est deux ça commence à être sérieux, je n’étais plus la seule à croire en ce projet. Le positif de notre marque, il vient de là. On a créée une marque pour parler de « healthy » dans la mode et on s’adresse aux gens comme on aimerait qu’on s’adresse à nous c’est à dire, de manière pas du tout culpabilisante.

 

 

Un basique pas boring

Charlotte Dereux : Quand on lance un basique c’est comme si l’étique devait prendre le pas sur le plaisir, comme si il fallait renoncer. C’est complètement faux. J’admire beaucoup les personnes qui allaient faire leurs courses chez La Vie Claire il y a 25 ans, parce que ce n’était pas marrant, il y avait un seul paquet de gâteaux horribles. Elles cuisinaient beaucoup donc c’était évidemment très bon, mais moi, j’étais à regarder les paquets de Kellogg et les Lucky Charms. On peut rendre la mode ludique, attractive sans que ce soit une punition. « Basique » ne veut pas dire avoir un placard avec cinq trucs noirs et s’habiller tous les jours pareil. Ce qu’il y a de plus éco-friendly pour la mode ça reste acheter moins. Ça veut dire des habits qu’on aime.

Le bonheur a porté de mains

Charlotte Dereux : J’ai une conscience aiguë du temps qui passe et donc je me refuse totalement à ce que le bonheur soit un but. Sinon ça veut dire qu’il n’est pas maintenant. Le plus difficile au quotidien c’est de ne pas se laisser manger par des pics de stress, des contrariétés, des jours où rien ne va. J’apprends à les gérer beaucoup plus vite avec l’âge.

Sophie Trem : Le bonheur c’est quelque chose de tellement subjectif. Ce qui va rendre quelqu’un heureux ne va pas forcément rendre une autre personne heureuse. Les gens ne partent pas du même point de départ. Y’a pas de recette au bonheur. Le bonheur c’est toi qui vas le créer, l’estimer. Il faut avoir conscience du présent plus que tout.

 

Trouver du confort dans l’inconfort

Sophie Trem : Quand tu t’aperçois que la vie c’est juste un long fleuve avec pleins d’emmerdes, que tu l’acceptes et que le but du jeu c’est de résoudre toutes ces merdes (rires) ça change tout ! La vie n’est ni parfaite ni facile. Ce n’est pas un chemin sur lequel il n’y a pas d’embuches. Ça c’est quelque chose que je sais pertinemment. Souvent les gens pensent que je vois la vie en rose. J’ai surtout décidé de la voir avec ce genre de filtre.

 

 

Pour découvrir l’univers de Sophie, rendez-vous sur son blog, sur instagram @theotherartofliving ou @thegoodmoodclass.

Pour découvrir la ligne de produits de Charlotte, rendez-vous sur l’e-shop de Patine et sur instagram @patineparis.

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