Histoires
comments 2

Nice To Hear You 09 – La conscience avec Laëtitia Benvenuti, citoyenne du monde et blogueuse lifestyle

Voir le monde pour mieux le changer

Laëtitia fait partie des personnalités que j’avais très (TRÈS) envie de recevoir dans l’émission. Son brio m’émeut, sa sincérité me captive et j’aime m’enivrer de ses mots toujours justement choisis. Je ne sais pas si on peut parler de suite logique, de joyeux hasard ou simplement d’évidence, mais chaque personne que je reçois résonne dans mon être avec une mélodie si particulière. Cette citoyenne du monde incarne à mes yeux un exemple troublant de sincérité. Ses multiples combats se chatouillent les uns les autres et apparaissent comme une subtile farandole au fil de notre discussion. Cet échange est un voyage où chaque sujet fait l’office d’un port où nous avons largué amarres : le véganisme, le capitalisme, la fast-fashion, les cours d’école et le militantisme. Une traversée d’une heure que je vous invite à partager dès maintenant avec nous.

Joyeuse écoute !

 

 

Une humaine attentive

Laëtitia Benvenuti : J’essaye d’être quelqu’un d’impliquée dans la vie. Pas juste d’être de passage et de me dire « je profite, yolo ». Cette manière de voir le monde est arrivée il y a quelques années, avec la sagesse de l’âge (rires). J’ai envie d’être un humain bien. Même d’un point de vue totalement égoïste, j’ai envie de me regarder dans la glace et de me dire que je fais de mon mieux. Je suis sur un chemin, je ne suis pas parfaite, je n’essaye pas de l’être, j’essaye simplement d’être honnête avec moi-même.

 

On a eu une nourrice qui était super. Elle nous avait dit « vous allez voir, ça va pas être une période facile, le collège c’est pas très drôle. Mais ce qui compte c’est après. Ne pensez pas que ce que vous êtes aujourd’hui, va rester toujours comme ça ».

 

Un combat du quotidien

Laëtitia Benvenuti : Un jour, une copine m’a dit « la fourrure ça t’insurge, mais tu manges de la viande donc un lapin ou une vache c’est la même chose finalement ». Sa façon de le dire était tellement évidente, elle m’a dit les choses simplement, comme elle les pensait. Ça a été un déclic pour moi. L’idée a fait son petit bout de chemin dans ma tête pendant quelques jours puis j’ai décidé d’être végétarienne du jour au lendemain. J’ai pris conscience que c’était du cadavre qu’il y avait dans mon assiette et je n’avais plus envie d’en manger. C’était très basique comme moteur.

 

 

Un mouvement multi facettes

Laëtitia Benvenuti : Mon mémoire m’a beaucoup aidé à faire évoluer ma pensée. J’ai lu beaucoup de livres, c’est un sujet passionnant. J’adore lire des choses et me rendre compte qu’on est une société pourrie de spécistes. Au début, je me souviens quand j’ai commencé à lire, je me persuadais que tuer une vache c’était pas grave tant qu’elle ne sentait rien. Aujourd’hui j’aurais envie de me hurler dessus (rires). Pleins de questions très intéressantes ont découlées de mes lectures.

 

 

Une quête de pureté vaine

Laëtitia Benvenuti : Dans mon article sur mon bilan 2017, j’expliquais que cette année avait été marquée par ma prise de conscience liée au zéro déchet. Une personne m’a laissé un commentaire en me disant mes envies écologiques n’étaient pas cohérentes avec mes nombreux voyages en avion et en voiture. Ma voiture je l’utilise peu, et j’ai bien conscience que les voyages en avion sont polluants. Le voyage est un moteur dans ma vie. Pour certaines destinations tu n’as pas vraiment le choix. Si j’ai le choix de prendre le train, je prendrais ce moyen de locomotion mais si j’ai envie d’aller en Australie ça devient compliqué. Je comprends très bien le raisonnement, mais soyons pragmatiques quelques minutes.

 

 

Se déculpabiliser

Laëtitia Benvenuti : On vit dans une société où il y a des produits animaux partout, ce serait peut-être différent, peut-être qu’on serait moins tentés si les enseignes nous proposaient des alternatives. Faire des écarts de temps en temps, je n’en suis pas fière mais parfois je n’ai pas trop le choix.

 

 

 

Pour découvrir l’univers gourmand de Laëtitia, rendez-vous sur son blog www.eleusis-megara.fr, son compte Instagram @eleusis_megara ou sur Twitter.

Références liées à l’épisode :

La libération animale – Peter Singer

Les animaux ne sont pas comestibles – Martin page

Revue « Végane », édition La Plage

Antigone 21

Marie Laforêt

Film documentaire « The True Cost »

Helmut Paris, bijoux made in France

Bourgeois Bohème, chaussures vegan et éthiques

Jean Louis Mahé, sacs vegan

269 life

Wild – Cheryl Strayed

Headspace

2 Comments

  1. Pingback: Lovely Pretty Stuff #39 - Eleusis Megara

  2. Coucou Le nom me disait quelque chose mais non je ne connais pas cette blogueuse cette interview me donne très envie de la découvrir Bisous S

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *