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Nice To Hear You 08 – La gourmandise avec Alice et Anaïs, le duo créatif du Girlz Pop

La gourmandise, une bien jolie qualité

Ce podcast me donne la dalle. Rencontrer des femmes de talents, des artistes extraordinaires, des personnalités atypiques chaque semaine me rend boulimique de la vie. Il me semblait donc évident d’aborder le sujet de la gourmandise dans une émission pour causer marmite et tartine de vie. C’est avec Anaïs et Alice, le duo créatif du Girlz Pop, que cette discussion a été cuisinée. Après un bon thé et des cookies à la fleur de sel de chez Mamiche, on a allumé le micro et… quelle claque, quelle authenticité, quel délice. Ces deux femmes sont de véritables milkshakes dont on aime boire les paroles et aspirer les rires. J’aimerais que vous preniez cet épisode comme un repas découverte à 16 plats et que vous vous laissiez surprendre par les ingrédients de vie et les recettes d’expériences qu’Anaïs et Alice ont à nous partager.

Très bonne écoute !

Une ouverture sur le monde

Anaïs : On est des humaines ultra ouvertes sur l’extérieur. C’est quelque chose chose de très important. On dit toujours qu’on se nourrit. La gourmandise c’est bien ce qui nous correspond. Pour nous la nourriture c’est dans l’échange, avec les autres, le regard toujours vers l’extérieur.

 

Une passion évidente 

Alice : Dès que je me levais je demandais ce qu’on allait dîner. J’ai toujours aimé manger. Tout m’allait, tout me passionnait, j’adorais ça la food.

Anaïs : Ça a commencé dans les étales du marché. On cuisine beaucoup chez moi. Toute ma famille vient du sud autour de Marseille, donc nous avons une tradition familiale avec des grands repas qu’on préparait avec ma grand-mère. J’ai hérité de cette culture là.

« Depuis on poursuit le combat ensemble et on sait que la richesse est dans l’échange »

 

Grandir, s’affranchir, réussir

Alice : Prendre sa part du gâteau, pour moi, c’est exister. C’est prendre le pouvoir sur soi. À l’origine le blog s’appelait « Alice sur le gâteau » donc inconsciemment c’était plus que prendre ma part du gâteau, c’était carrément m’assoir dessus. Moi je viens d’une famille de femmes, très féminines, mais pas vraiment féministes. On ne pouvait se réaliser que sous la protection d’un homme. Il fallait que je coupe ce schéma. J’avais envie de dévorer la vie. Créer le blog et mon activité autour c’était pas évident. On me posait tout le temps des questions pour savoir quand j’allais retrouver un « vrai travail ». Faire des projets chouettes c’est pas comme quelqu’un qui monte une entreprise financière, on ne te prend pas au sérieux.

 

 

Food je t’aime, moi non plus

Anaïs : Je suis née en 1988 avec le culturisme et ce culte du corps. Il y a cette démarche qui revient aujourd’hui mais sous une autre forme, comme disait Alice, avec cette volonté de rentrer dans les cases. Pour ma mère ce n’était pas possible de m’habiller avec des tailles d’enfants plus grandes que mon âge. Ça a créer un rapport à la nourriture très conflictuelle. Même si j’ai toujours aimé la nourriture, c’était en cachette. Il ne fallait pas montrer son appétit. Aujourd’hui on cultive ça avec la tendance « food porn ». On en met partout avec du gras, toujours plus de gras, de la couleur, du large, du grand, du haut.

« Il ne faut pas hésitez à tenter plein de choses et en tirer son propre enseignement. »

 

Tirer une force des rencontres

Alice : C’est presque une sororité au sein de laquelle on échange le bon, le mauvais, mais on se donne l’énergie nécessaire pour avancer.

 

 

Références liées à l’épisode et plus encore, commentées par Alice et Anaïs :

Angèle de « La Guinguette d’Angèle » :
Alice : Une source d’énergie full positive. Angèle est incroyable, elle décide de tout regarder du bon côté quoi qu’il arrive : le positif l’emporte. Angèle nourrit l’âme. Parce qu’elle fait aussi du bien à notre body avec ses power aliments, elle nous fait déculpabiliser sur la food et nous permet de prendre le pouvoir sur nos choix culinaires. On a exilé le trop de gluten qui nous englue, désormais, de la perle de chia coule dans nos veines pour exit les bad mood de notre deuxième cerveau – voir premier chez nous – le VENTRE.

Deux espaces de restauration à emporter, un service traiteur qui cartonne et la publication de ses livres, Angèle est une vraie tornade entrepreneuriale qui nous pousse à nous dépasser.

Anaïs Volpe :
Anaïs : Anaïs Volpe est réalisatrice de film. C’est important de le dire, parce qu’elle se bat chaque jour pour vivre de ses projets et être indépendante. Son premier long métrage « HEIS » a été un parcours de warrior mais aussi une super belle histoire de rencontres ! Intégralement auto-produit, son film pose un regard juste sur notre génération pile ou face, partagée entre le devoir de réussite sociale et l’accomplissement personnel. HEIS raconte la vie d’une jeune réalisatrice qui se bat entre le RSA et ses projets pour exister et faire entendre la valeur de sa voix. Son projet est incroyable c’est à la fois un long métrage, une série et une installation multimédia. Elle s’est battue 5 ans pour que HEIS puisse exister et être diffusé. Alors Anaïs c’est notre goal de ténacité et de poésie et notre gage de liberté, on tient le cap !

Lien VOD : https://www.universcine.com/films/heis-chroniques

 

 

La Régulière :

Alice : La librairie indépendante d’Alice Schneider et Julia Mahler. Notre pépite coup de coeur pour rester inspirées et garder un oeil ouvert sur le monde. Découvert grâce au Festival KLIN D’OEIL, leur sélection nous a direct tapé dans la rétine. Des livres, majoritairement de maisons d’éditions indépendantes, d’arts graphiques, des BD, une sélection jeunesse pas cul-cul et des pépites pédagogiques, comme par exemple l’ouvrage de Philippe Rey, « Pourquoi les migrants ».

Nos coups de coeur : « Ma très grande mélancolie arabe » de Lamia Ziadé, l’histoire d’un siècle au proche orient illustré et raconté par Lamia Ziadé et « Grandeur et décadence« , le décryptage cinglant de nos volontés capitalistes occidentales souvent incohérentes, illustré et analysé par Liv Strömquist. Oui à la conso’ engagée, oui au circuit court !

Notre kiff ultime : s’installer à une table de bois clair avec un café intense et une part de gâteau confort fait-maison pour peaufiner notre sélection. Elles revendiquent, on récidive ! Le dimanche c’est carrot cake engagé dans notre café-librairie préféré.

 

Ariane Mnouchkine :
Anaïs : Metteur en scène contemporain majeur. On lui voue littéralement un culte pour l’ensemble de son oeuvre. Chacun de ses spectacles dit quelque chose de nous, de notre monde, de la condition humaine mais aussi de ses engagements. Débarquer dans son antre, son ventre, son espace, son âme, son théâtre, le Théâtre du Soleil (bois de Vincennes), c’est plonger dans un univers toujours unique dont on ne ressort jamais indemne. Des pièces construites en troupe, le collectif fait vivre le théâtre pour nous offrir des pièces d’une richesse jamais égalée. Il faut vivre le théâtre de Mnouchkine, mais aussi le lire. Aller au Théâtre du Soleil reste notre plus grande porte ouverte sur le monde.

 

 

Lazymom :
Alice et Anaïs : Duo 100% féminin et féministe from NYC baby ! Cette découverte c’est la magie des réseaux sociaux qui l’a permise : nos yeux affamés de nouveautés ont attrapé leur compte Instagram. Ces girlz sont incroyables, leur sens de l’humour et leur univers créatif nous inspire. Des set design à base de food et de second degré : notre fuel au quotidien. Méga coup de coeur pour leur dernière série « Eat The Patriarchy » qui est hilarante !
Parce que les relations saucisse-purée ne sont pas pérennes, mais la knacki c’est carrément sexy ! LazyMom nous donne notre dose d’absurdité visuelle.

Amélie Pichard :
Alice : French fashion créatrice, Amélie propose ses créations (chaussures et accessoires) pour porter haut le talon, la botte vernie et le sac croco assumé. Indéniablement, sa ceinture moule est notre fashion coup de coeur – yeux qui brillent – et coquille shiny on se sent instoppable en Wonder Moule !

Mamiche :
Alice : Le Girlz Gang des Mamiche c’est Cécile et Victoria, 2 loveuses de good food, bien décidées à envoyer du lourd avec leur boulangerie de quartie​r​​. Elles ont bataillé pendant plusieurs mois, et ​ont dû se faire une place dans ce milieu ​de MEN. Mega alerte addiction, ces girlz sélectionnent les meilleurs produits pour donner le meilleur de la boulangerie. On tâte les miches de la boulangère every day, Mamiche est au coin de notre rue et on adore ces meufs enfarinées. On adore leur énergie locavore qui dévore. La fleur de sel sur le cookie ​te transpo​rt​e en orbite. La babka déboite, on adore la partager avec nos crew de girlz du brunch au goûter. Elles régale​nt​ nos papilles Tonka vanille.

Adresse : 45 Rue Condorcet, 75009 Paris

 

 

AMY
Anaïs : Parce qu’elle fait de son univers un art. Amy​, designer floral de talent​ nous bluffe chaque fois qu’elle transforme l’impossible en réalité. Amy construit une jungle sur notre balcon et fait parler les fleurs sur des immenses lustres. Toujours juste entre la douceur de son accent anglais et la profondeur de son être, Amy est notre foi, notre croyance en l’extraordinaire. 

Elsa Muse :
Anaïs : Pour son univers créatif. Nous, o​n relie tout à la bouffe, ​E​l​sa​ relie tout au cul. Parce qu’on l’aime vraiment. Toutes les initiatives qu’elle met en place avec sa communauté, jamais entre deux, mega tranchées comme les couleurs primaires qu’elle envoie à tout bout de stiletto. Une aura lumière, une ​figure du féminisme comme on le perçoit.

Lisa Gachet :
Anaïs et Alice : Elle a ouvert la voix à nous toutes. La première vraie réussite d’une nana sur laquelle tu peux te projeter dans l’entreprenariat. Qui fonce, qui abat des murs pour que l’on passe. On aime Lisa, on la vénère.

Pour découvrir l’univers gourmand d’Anaïs et Alice, rendez-vous sur leur compte Instagram @girlzpop_ , leur blog et leur e-shop 100% made in France.

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