La consommation de masse, nouvelle tendance mode ?

Tendance mode, la consommation de masse inspire le luxe

Les créateurs de mode s’inspirent de la culture de masse. Le luxe se démocratise-t-il ? Mon invitée, la journaliste Normandie Hoche, répond.

Normandie Hoche est une parisienne passionnée par la mode et la musique. Expatriée à Londres, elle travaille comme journaliste free-lance et rédactrice pour le site Farfetch qui vend en ligne des vêtements de créateurs et marques de luxe.

Le luxe est l’un des rares secteurs à résister face à la crise. Mais, si l’on peut penser qu’il faut obligatoirement faire rêver pour faire vendre, c’est pourtant le quotidien de Monsieur tout le monde et la culture de masse qui sont aujourd’hui mis à profit par certains créateurs.

Résultat : junk food, produits d’entretien et icônes du petit écran squattent les podiums et les campagnes des grandes marques. Voici comment…

Le plateau-télé de Jeremy Scott

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De gauche à droite : le défilé Moschino automne-hiver 2014 et Rita Ora posant avec son ami Jeremy Scott dans une de ses robes “Cheesy Bits” à imprimé fromage.

Commençons par Jeremy Scott, le roi de la provoc. Pour sa première collection chez Moschino, l’américain frappe fort et créé le buzz en invitant sur ses vêtements Bob l’éponge, McDonald’s, la bière Budweiser, le chocolat Hershey’s et d’autres produits ou personnages made in USA (certains sont réels et d’autres inventés comme Mr Funtastik, Cheesy Bites, Froggy Loops et Dandy Candy). Bref, tous les ingrédients d’un bon plateau-télé. Si cette orgie de snacks vestimentaires n’est pas du goût de tout le monde, la collection (automne-hiver 2014) qui est déjà disponible sur quelques sites de mode en ligne se vend comme des petits pains et la plupart des produits sont déjà soldout.

Le supermarché Chanel

mode-supermarché-Farfetch-chanel-coutureDe gauche à droite et de haut en bas : le défilé Chanel automne-hiver 2014 ; Après le défilé, les protégées de Lagerfeld, Rihanna (vêtue de la nouvelle tenue favorite du créateur : tailleur et baskets Chanel) et les mannequines Joan Smalls et Cara Delevingne  s’amusent dans le décor ; produits du supermarché fictif : la boîte d’oeufs  “le 9 de Chanel”, sac en cuir “100% agneau” emballé sous vide comme de la viande, et les sacs “plus belle”.

C’est sans doute le show qui a fait le plus de bruit cette saison : Karl Lagerfeld a transformé le Grand Palais en supermarché pour présenter la collection automne-hiver de la marque aux deux “C”. Armées de cadis en cuir matelassés et de paniers de courses ornés de chaînes Chanel, les mannequins ont déambulé, telles des clientes, à travers des rayons bardés d’emballages vides de “cocoquillettes”, de gâteaux “Choco Chanel” et autres produits clin d’oeil à la griffe de la rue Cambon et à sa fondatrice Gabrielle Chanel. Une fois le défilé terminé, les invités se sont rués sur ces produits, ceux périssables étant réservés à une association caritative.

Devant le rapprochement luxe/consommation de masse, certains crient à la transgression, tandis que d’autres s’amusent. Lagerfeld, lui, met en parallèle ce défilé avec celui de la collection printemps-été 2014, au décor inspiré d’une foire d’art contemporain : « On a fait la galerie d’art la dernière fois – ce qui est un supermarché pour les riches – là, on a fait le vrai supermarché« … Une scénographie tellement marquante qu’on en oublierait presque les habits ! Les piliers du style Chanel, tels que le tailleur en tweed et le sac matelassé se mélangent aux récentes aspirations sportswear et d’jeunes du designer, dont on a peine à croire qu’il a 80 ans ! Baskets à tous les pieds (dont certaines en version bottes), joggings, vêtements troués, couleurs criardes. On se demande ce que Mademoiselle en aurait pensé…

Dans le placard de cuisine d’Anya Hindmarch

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De gauche à droite et de haut en bas : défilé Anya Hindmarch  automne-hiver 2014

Comme Jeremy Scott, Anya Hindmarch enveloppe ses créations dans des emballages de produits célèbres. Pour sa collection automne-hiver 2014, cette anglaise, qui ne fabrique que des accessoires, nous ouvre son placard de cuisine. Une réserve au style pop dans laquelle on trouve des cabas et pochettes estampillés de logos de céréales Kellogg’s ou de lessives Daz et Ariel.

La créatrice a également réédité son sac paquet de chips en fibres métalliques, issu de sa précédente collection et déjà très populaire parmi les fashionistas comme l’actrice Emma Watson. Toute cette maroquinerie étaient présentée au bras de mannequins marchant sur un podium en forme de géant code barre psychédélique, ou poussant des caddies sur des tapis roulants !  »J’ai voulu traiter les choses ordinaires du quotidien de façon extraordinaire “, explique la créatrice.

Sacs plastique chez Ashish & sacs poubelle chez Lanvin

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De gauche à droite : défilé Ashish printemps-été 2014, défilé Lanvin printemps-été 2014, défilé Ashish printemps-été 2014.

La marque Ashish porte bien son nom. En découvrant ses collections perchées, on se demande parfois ce que l’indien Ashish Gupta a bien pu fumer avant de les dessiner. Celle du printemps-été 2014 ne fait pas exception. Le créateur basé à Londres a choisi pour thème le lendemain de fête à l’épicerie du coin. Les mannequins ont gardé leurs gros colliers de la veille et leurs habits pailletés (marque de fabrique d’Ashish) et elles portent à la main des sacs d’épicier ou de grandes surfaces anglaises telles que Tesco et Marks & Spencer (M & S pour les intimes). Mais les logos ont été détournés en “Disco” et “S & M”, imprimés sur des tissus scintillants.

Il n’est d’ailleurs pas le seul à réinventer le sac plastique. Chez Lanvin, le français Albert Elbaz a inventé des sacs poubelles chic ! Pour sa chatoyante collection d’été, il a concocté un sac irisé dont la forme et la texture rappelle curieusement celle d’un sac à ordures ! Ca tombe bien, il nous manquait quelque chose pour descendre les poubelles…

La ménagère sexy chez Agent Provocateur & Sophia Webster

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De gauche à droite : campagne printemps-éte 2014 Agent Provocateur, présentation de la collection automne-hiver 2014 de Sophia Webster.

On reste au rayon rosbifs avec la britannique Sophia Webster. Cette créatrice de chaussures de luxe à l’univers girly et plein de fantaisie n’a pas hésiter à transformer l’une de ses mannequins en soubrette. Lors de la présentation à Londres de la collection automne hiver 2014. Cette Cendrillon des temps modernes (chaussée de stilettos coûtant un bras d’enfant, rappelons le) posait, produit d’entretien ou plumeau à la main, dans son placard à balais.

Même cliché domestique chez la marque anglaise Agent Provocateur. Décidément ils sont incorrigibles ces britons ! Aspirateur, vaisselle ou lavage de sol… Pour la campagne printemps-été 2014, la mannequin Hailey Clauson se transforme en desperate housewife des années 50,  derrière l’objectif de Miles Aldridge. Un shooting que le photographe qualifie de « rêve de petit garçon » : « celui où je rentre de l’école avec un copain et qu’on tombe par hasard sur sa mère en train d’astiquer sa cuisine en sous-vêtements. » On verrait mieux ce fantasme dans un magazine de type Playboy que dans une publicité destinée aux femmes, mais après tout on a toutes besoin d’une tenue pour faire le ménage…

Alors non, le luxe ne se démocratise pas.

Ce n’est pas parce les designers se réapproprient la culture de masse que leurs créations deviennent plus accessibles. Au contraire, les prix flambent car le luxe bénéficient d’une élasticité positive de la demande par rapport au prix (le prix augmente et la demande va dans le même sens, par snobisme), contrairement aux produits de première nécessité (on ne va pas se mettre à acheter plus de sel si son prix grimpe).

Reste que madame tout le monde ne peut pas débourser 350 euros pour s’offrir l’ensemble soutien-gorge/culotte/porte-jarretelles violet d’Agent Provocateur, ou 224 euros pour le tee-shirt long McDonald’s de Jeremy Scott (soit 57 Big Mac). Certains employés américains de McDo se sont d’ailleurs dit choqués par l’idée que quelqu’un dépense 1000 dollars pour des habits inspirés de ceux  des salariés de la chaine de fast food qui gagnent, eux, le Smig.

 

Crédits photo : style.com, fabsugar.com, covertaccessories.com, Popsugar.com.au, Dustyburrito.blogspot.co.uk, Instyle.co.uk, Blogs.lexpress.fr, Puretrend.com, Kidderminstershuttle.co.uk, Heatworld.com, Flair.be, Fashiongonerogue.com

Bijoux bohèmes Lia sophia

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L’été, je glisse naturellement vers un minimalisme bohème gipsy. Pente glissante inévitable. Tous les ans c’est le même manège. Et comme tous les ans, je mise tout sur les accessoires dès que le soleil pointe un rayon chaud. Parce que l’été j’aime le basique. Et pour éviter l’effet fashion déprimé, je compile, collectionne, empile les bijoux. Un jour, j’irais en cure, promis. En attendant je vous présente mes nouveaux amours : Jerome, le bracelet léger comme une plume, Augustin le collier dentiste et Robert le collier gipsy. Tous issus de l’e-shop Lia Sophia, véritable caverne d’Alibaba du bijou. Du choix à t’en faire tomber ton bronzage naissant. Je pense même encadrer le catalogue. Quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu. Mais comme d’habitude, ça tourne vite à l’obsession. J’en oublie presque de les enlever pour dormir. Une cure d’urgence s’impose, je sais. Je vous laisse admirer mes nouveaux compères en images, en mouvements, en couleurs.

Je vous laisse, je dois aller chercher ma camisole au pressing.

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Revue A-derma et Elancyl

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Aujourd’hui sous le feu des projecteurs quatre nouveaux produits avec deux découvertes de marques en prime. Je suis passé en mode  » téméraire cosmétique  » , plus rien ne m’arrête. Que le décryptage commence !

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Eau d’éclat Elancyl à l’extrait de Guarana :  » Un soin beauté pour l’éclat de la peau, un parfum d’énergie pour l’esprit. Une peau éclatante d’énergie, des sensations extrêmes de fraîcheurs, un parfum qui stimule la bonne humeur.  »

Alors ça, c’était le produit blind test, celui que tu prends un peu au pif, parce que tu ne sais pas pourquoi, mais tu veux le tester absolument. Et puis faut dire que j’étais intrigué.  » Eau d’éclat « , si c’est pas un nom enchanteur ça. Mais concrètement, cette eau magique sert à quoi?

Comme le dit la marque, c’est une eau qui à pour vocation l’éveil de la peau. Grosso modo ça marche de la façon suivante : tu es toute patraque, endormie, les pores amorphes, bref tu nages en plein black out matinal. Et c’est là que Elancyl intervient. Cette eau c’est un peu le doliprane des lendemains de cuite. Tu vaporises l’eau d’éclat sur ta peau, pour la réveiller. Le petit coup pshit fraîcheur qui fait du bien. Son odeur d’agrume est vraiment agréable et tient super bien sur la peau. Je pense que cette eau d’éclat sera un réel atout dans ma routine en été ! Seul hic, son prix assez élevé. Mais la bouteille est assez généreuse donc à voir dans le temps !

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Crème apaisante légère Rheacalm A-derma :  » Soin quotidien apaisant et protecteur des peaux fragiles devenues réactives ou intolérantes à la suite d’agressions diverses. La texture est légère et non grasse pénètre rapidement – Hypoallergénique ; Non comédogène  »

Je viens de terminer ma crème haute tolérance Avène. Et telle une Indianna Jones Beauté, je suis partie conquérir d’autres terres cosmétiques. Mon choix s’est arrêté sur la crème apaisante légère RHEACALM d’A-derma. Téméraire, mais pas folle non plus. Vous connaissez désormais la chanson, j’ai la peau sensible, j’aime les produits qu’on trouve dans les pharmacies et parapharmacies. Tout comme Elancyl, A-derma était une marque totalement inconnue à mon bataillon beauté. 21 ans de mariage heureux avec Avène, pas un seul écart, jamais. Du coup j’atterris tout juste. Et je suis hyper ravie de cette découverte. J’apprécie tout particulièrement les valeurs d’A-derma : des produits qui respectent les peaux fragiles et intolérantes, avec des formules sans alcools, sans huiles essentielles, sans parfum, avec le minimum d’ingrédients. J’ai choisi la crème apaisante légère, mais elle existe aussi en mode riche pour les peaux qui partent en lambeaux aussi l’été. Un tout petit peu de produit suffit à hydrater mon visage. Foule en délire. Je l’utilise matin et soir. Histoire de faire durer le plaisir. Hystérie de mes pores.

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Contour des yeux apaisant Rheacalm A-derma :  » soin apaisant et décongestionnant spécifiquement formulé pour la zone fragile du contour de l’oeil. Le toucher glissant de la texture permet une application très douce. Hypoallergénique ; Non comédogène  »

Dans ma lancée, j’ai aussi adopté sa petite soeur la crème contour des yeux RHEACALM A-derma. Même combat. Je vous parlais la semaine dernière de mon regard vide suite à la surexposition de mon globe sur mon écran. Et je dois dire que le trio crème toute douce + démaquillant gentil + mascara friendly est un trio de choc. J’ai moins la sensation que mes yeux pèsent une tonne et demi chacun.

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Eau micellaire Sensifluid A-derma :  » Eau démaquillante et nettoyante des peaux sensibles. Démaquille, nettoie, décongestionne. Sans rinçage « .

On fini avec l’eau micellaire démaquillante visage et yeux SENSIFLUID d’A-derma. Alors comment vous annoncez ça. Je n’ai jamais utilisé d’eau micellaire de ma vie. Ouais, je sais, dure nouvelle. Et un peu comme les yeux, j’ai passé des mois à me frotter le minois avec du savon. Résultat des courses : je sortais de la douche avec une tête plus défaite qu’a l’entrée. Ça ne pouvait plus durer. Après avoir éradiqué les yeux de panda, c’est au tour de la peau sèche écrevisse. Alors mon avis se base sur un one shot puisque je ne peux pas la comparer avec d’autres eaux micellaires. Cependant, cette eau démaquille très bien. Pas besoin d’un mètre cube pour me récurer le visage. Elle n’irrite pas la peau, mais je tarde jamais trop à me crémer le minois parce que je sens quand même quelques petits tiraillements. On peut l’utiliser pour les z’noeils et pour la peau, mais personnellement je l’utilise exclusivement que pour le visage puisque j’utilise ma gelée démaquillante Klorane pour les yeux.

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 Pour aller plus loin : le site de la marque A-derma // le site de la marque Elancyl

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